Coincé sur l’autoroute avec batterie ou réservoir vide

Coincé sur l’autoroute avec batterie ou réservoir vide
Si l'on reste sur les routes suisses avec un réservoir vide, cela peut coûter cher. Si l'on entrave en outre la circulation, on risque d'être dénoncé. Image : Pixabay
Tomber en panne d’essence ou de batterie est ennuyeux, mais pas tragique. Cependant, ce n’est pas rien et peut coûter très cher.

Lorsque les conducteurs tombent en panne de carburant ou d’électricité sur l’autoroute, la police entend toutes sortes d’excuses : « Le témoin de la réserve doit être défectueux » ou « Je croyais pouvoir arriver sans problème à la prochaine station-service. » Mais pas de chance. Lorsque le réservoir ou la batterie est effectivement vide, la situation devient désagréable et coûteuse pour les personnes concernées.

Une fois coincé sur l’autoroute, le contrôle de la police est inévitable. Si par exemple le Touring Club Suisse (TCS) est appelé à l’aide, la centrale est obligée d’en informer la police qui évalue la situation selon différents critères. Par exemple, si la voiture se trouve sur la voie dans un tunnel sans bande d’arrêt d’urgence, le conducteur risque une amende. En effet, selon une décision du Tribunal fédéral, un véhicule sans suffisamment de carburant ou d’électricité est considéré comme n’étant pas en état de fonctionner. Dans ce cas, l’article 93 de la Loi sur la circulation routière (LCR) s’applique et stipule ce qui suit :

  • « Celui qui porte intentionnellement atteinte à la sécurité d’un véhicule, de sorte qu’il en résulte un danger d’accident, est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. La peine est l’amende lorsque l’auteur agit par négligence. »
  • « Est puni de l’amende :
    ⁠a. quiconque conduit un véhicule dont il sait ou devrait savoir s’il avait prêté toute l’attention commandée par les circonstances qu’il ne répond pas aux prescriptions ;
    ⁠b. le détenteur ou la personne responsable au même titre que lui de la sécurité d’un véhicule qui tolère, intentionnellement ou par négligence, l’emploi d’un véhicule ne répondant pas aux prescriptions. »

Même si l’on parvient à immobiliser le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence, le risque d’une amende subsiste. Normalement, il s’agit d’une amende de 120 francs, conformément à l’article 29 de la LCR. C’est pourquoi les experts recommandent de toujours vérifier le niveau du réservoir et de la batterie avant de prendre la route, pour ainsi être sûr de disposer d’une autonomie suffisante. Même si le temps presse, s’arrêter à temps à la station-service ou à la borne de recharge est le seul bon choix. Car, une fois en panne, il sera définitivement impossible d’arriver à temps au rendez-vous prévu et il faudra en plus assumer les conséquences.

Les conducteurs bloqués doivent suivre les mêmes règles qu’en cas de panne :

  • Allumer les feux de détresse.
  • Placer un triangle de panne au moins 50 m avant le lieu de la panne, voire 100 m sur les routes très fréquentées.
  • Sur l’autoroute, utiliser les bornes d’appel d’urgence orange et attendre les secours derrière la glissière de sécurité.
  • Indiquer l’emplacement exact du véhicule en panne (indication du kilométrage sur l’autoroute)
  • Porter une veste lumineuse

Pour des raisons de sécurité, les experts recommandent de quitter le véhicule et de se mettre à l’abri. L’endroit le plus sûr sur l’autoroute est derrière la glissière de sécurité.

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